Le tennis n'est pas seulement des raquettes, des balles et des courts. C'est aussi des sommes colossales d'argent. Les primes des tournois s'élèvent à des millions de dollars, mais encore plus — les contrats de sponsoring. Roger Federer a gagné plus de 1 milliard de dollars au cours de sa carrière, dont seulement 130 millions en primes. Le reste, c'est la publicité. Nous vous racontons comment fonctionne le marché du sponsoring dans le tennis, qui paie combien, et comment un joueur débutant peut trouver son sponsor.
Catégories principales. Marques de montres : Rolex, Audemars Piguet, Richard Mille. Ils se associent à la précision, à l'élegance, au statut. Rolex sponsorise tous les tournois du Grand Chelem (sauf Wimbledon, qui a son propre sponsor — Slazenger). Richard Mille confectionne des montres pour Rafael Nadal et d'autres stars (le coût des montres varie de 500 000 dollars).
Voitures : Mercedes, BMW, Jaguar, Kia. Ils fournissent des voitures aux tournois et aux joueurs. Mercedes est le véhicule officiel du Championnat d'ouverture d'Australie. Banques : Barclays, BNP Paribas. Compagnies d'assurance. Marques sportives : Nike, Adidas, Asics, New Balance, Lacoste, Fila. Ils sponsorisent l'équipement (vêtements, chaussures, raquettes). Fabricants de raquettes : Wilson, Babolat, Head, Yonex. Boissons : Gatorade, Powerade, Evian, Coca-Cola. Compagnies aériennes : Emirates (sponsorise US Open et plusieurs tournois), Qatar Airways.
En Russie, les sponsors : Gazprom (a sponsorisé le Coupe de Kremlin), Rosneft, VTB, Sber. Rarement — contrats individuels avec les joueurs (par exemple, Medvedev a collaboré avec Tinkoff).
Novak Djokovic (au 2026) a un contrat avec Lacoste (vêtements) — 10 millions d'euros par an. Asics (chaussures) — 2 millions. Audemars Piguet (montres) — 5 millions. Jacob’s Creek (vin) — 1 million. Au total, environ 20 millions d'euros par an seulement en sponsors. Rafael Nadal : Nike — 15 millions, Richard Mille — 6 millions, Kia — 5 millions. Daniil Medvedev : Lacoste — 5 millions, BMW — 2 millions, Tinkoff — 1 million. Arina Sobolenko : Nike — 3 millions, Bulgari (montres/joaillerie) — 1,5 millions, Wilson — 500 mille.
Les contrats sont généralement signés pour 3 à 5 ans. Ils incluent des primes pour les victoires aux tournois du Grand Chelem et pour la première place dans le classement.
Les joueurs hors top 50 peuvent espérer gagner 50 à 200 000 dollars par an d'un seul sponsor.
Argent, bien sûr. Équipement : raquettes, cordes, chaussures, vêtements. Un joueur de tennis peut ne pas dépenser son propre argent pour cela. Services : parfois, les sponsors paient pour le coach, le physiothérapeute, les vols. Par exemple, Nike a un programme de soutien aux talents jeunes (couvrant les frais de participation aux tournois). Promotion : le sponsor fait de la publicité avec le joueur, augmente sa visibilité, ce qui conduit à de nouveaux contrats. Statut : un contrat avec Rolex ou Mercedes augmente automatiquement le prestige du joueur.
Il y a un "cheval de course" — le joueur doit apparaître aux événements du sponsor (conférences de presse, séances de photo), porter des vêtements avec le logo, donner des interviews.
Le premier : les résultats. Le classement, les victoires aux tournois du Grand Chelem, la stabilité. Deuxième : la médiatisation. Le joueur doit plaire au public, être photogénique, donner des interviews brillantes. L'charisme est plus important que le talent ? Souvent oui. Troisième : le comportement. Les sponsors n'aiment pas les scandaleux, les toxicomanes, les rebelle (mais parfois cela attire l'attention, comme avec John McEnroe).
Quatrième : la nationalité. Le sponsor est intéressé par une entrée sur le marché du pays du joueur. Par exemple, les entreprises japonaises (Yonex) sponsorisent Kei Nishikori. Les entreprises chinoises — Li Na (a mis fin à sa carrière). Cinquième : le potentiel de croissance. Les jeunes joueurs (18-20 ans) peuvent signer un contrat de 5 ans avec l'espoir qu'ils deviendront des stars. C'est un risque, mais cela en vaut la peine.
Étape 1 : travaillez votre classement. Même le top 500 intéresse les marques locales. Participez aux chелленджers et aux futures. Étape 2 : créez de la médiatisation. Gérez Instagram/TikTok, montrez vos entraînements, votre vie. Les abonnés sont une monnaie. 10 000 abonnés peuvent attirer un sponsor de magasin de sportswear.
Étape 3 : contactez la fédération de tennis. En Russie — la Fédération de tennis russe. Ils distribuent parfois des bourses et aident à trouver des sponsors. Étape 4 : cherchez des sponsors locaux. Salon de beauté, garage, boulangerie. Ils ont besoin de publicité. Vos photos avec leur logo sur le maillot sont une publicité à bas coût. Étape 5 : crowdfunding. Plates-formes Planeta.ru, Boomstarter. Écrivez : «Aidez-moi à voyager à un tournoi en Europe». En échange — cartes postales, t-shirts.
N'hésitez pas à écrire des lettres aux entreprises. Bref : qui êtes-vous, vos accomplissements, combien d'abonnés, que proposez-vous en échange. Exemple : «10 000 vues par mois de mes photos avec votre logo».
En 2026, des agences sont apparues qui aident les jeunes athlètes à trouver des sponsors pour une commission (généralement 10-20%).
Inégalité. Les 10 premiers gagnent des millions, les joueurs du top 100 des milliers. Le fossé est énorme. Commercialisation. Les joueurs sont forcés de participer aux tournois non pas pour le sport, mais pour les obligations de sponsoring. Épuisement. Les séances photo constantes, les interviews, les voyages — distraient des entraînements. Risque de blessure. Un sponsor peut résilier le contrat si le joueur ne joue pas longtemps (par exemple, Juan Martin del Potro a perdu plusieurs contrats à cause de blessures). Politique. En 2022, Wimbledon a exclu les joueurs russes et biélorusses, certains sponsors ont menacé de rompre les contrats. Réglementation. La WTA et l'ATP ont des règles sur l'affichage des logos sur les vêtements (pas plus de deux fabricants).
En 2026, la question éthique est aussi pertinente : sponsorisent-ils des entreprises ayant une réputation douteuse (bookmakers, entreprises pétrolières) ? Les joueurs sont forcés de choisir entre l'argent et la conscience.
Le sponsoring dans le tennis est le moteur de tout le sport. Sans lui, la moitié des joueurs ne pourrait pas voyager, et les tournois ne pourraient pas avoir de primes. C'est un business, mais sans lui, le tennis serait un loisir des riches. Tant que les sponsors croient en les étoiles, les étoiles croient en eux-mêmes. Et nous, les spectateurs, profitons du jeu.
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